L’espérance de vie : facteur clé dans la planification de votre retraite
Lorsque l’on commence à planifier sa retraite, l’une des grandes questions à laquelle il est difficile de répondre est : jusqu’à quel âge vais-je vivre ? Cela peut sembler une question simple, mais elle est au cœur d’une planification de retraite réussie. La durée pendant laquelle les économies devront soutenir les besoins financiers à la retraite constitue un élément important à considérer dans une démarche de planification financière.
Pourquoi l’espérance de vie est-elle si importante ?
L’espérance de vie au Québec en 2024 était de 82,7 ans en moyenne selon l’Institut de la statistique. Ces données indiquent qu’une retraite peut s’étendre sur 20 ans ou davantage pour plusieurs personnes qui prennent leur retraite vers 60 ou 65 ans. Mais ce n’est qu’une moyenne. Il est également important de rappeler qu’une moyenne signifie qu’une partie importante de la population vivra au-delà de cette espérance de vie. Alors, que se passe-t-il si vous êtes dans l’autre moitié, ceux qui vivent plus longtemps ? Une retraite plus longue que prévu peut avoir une incidence sur les besoins financiers à long terme, ce qui explique l’importance d’en tenir compte dans la planification.
Comment prévoir un horizon réaliste ?
Il est vrai que les dépenses tendent à diminuer avec l’âge, surtout dans les dernières années. Vous pourriez moins voyager ou avoir moins d’activités coûteuses. Cependant, les coûts de soins de santé ou d’hébergement en résidence augmentent, souvent de façon significative. Les années de retraite ne sont pas seulement une question de loisirs et de voyages, elles peuvent inclure des dépenses imprévues pour la santé
Plusieurs organismes spécialisés, dont l’Institut québécois de planification financière (IQPF), proposent d’utiliser un horizon de projection tenant compte de la possibilité de vivre au-delà de l’espérance de vie moyenne.
Un homme de 65 ans aujourd’hui a 25 % de chance d’atteindre 94 ans, et une femme a 25 % de probabilité d’atteindre 96 ans. Ces données illustrent pourquoi certaines approches de planification utilisent un horizon pouvant s’étendre jusqu’à 95 ans, selon les hypothèses retenues.
L’espérance de vie en constante progression
Tel que mentionné précédemment, l’espérance de vie au Québec en 2024, est de 82,7 ans en moyenne, selon l’Institut de la statistique. Si l’on compare cette statistique avec l’année 1980, l’évolution est impressionnante. En 1980, l’espérance de vie au Québec était d’environ 73,2 ans pour les hommes et 79,4 ans pour les femmes, soit une moyenne d’environ 76,3 ans. Cela signifie qu’en un peu plus de quatre décennies, l’espérance de vie au Québec a augmenté de près de 6 ans.
Que signifie cette augmentation pour votre retraite ?
Cette progression n’est pas seulement un fait statistique, mais elle a des répercussions importantes pour la planification de votre retraite. En 1980, planifier une retraite de 15 à 20 ans semblait adéquat. Aujourd’hui, une retraite peut durer 25 à 30 ans ou même plus. Cette augmentation de l’espérance de vie peut amener à revoir les besoins d’épargne, les sources de revenus et la durée prévue du décaissement dans le cadre de la planification de la retraite.
L’inflation au québec
L’inflation au Québec s’établit à 2,4 % en janvier 2026 en légère baisse comparativement à 2,7 % en décembre 2025. Par rapport à janvier 2025, où l’inflation atteignait environ 3,5 %, la tendance confirme une désinflation progressive amorcée au printemps 2025.
Ces données reflètent un ralentissement des hausses de prix observées à la fin de 2025, notamment dans les secteurs de l’énergie et de l’alimentation.
Les aliments enregistrent une hausse annuelle de 2,8 % en janvier 2026, contre 5,1 % 12 mois plus tôt, un reflet d’une amélioration des chaînes d’approvisionnement et d’une stabilisation des coûts de transport.
Le logement, en revanche, demeure la principale source de pression, avec une progression de 6,2 % sur un an, alimentée par la pénurie locative persistante.
Les prix de l’énergie fléchissent pour un troisième mois consécutif. Les prix à la pompe ont reculé d’environ 4 % par rapport à décembre 2025, grâce à la détente des cours internationaux du pétrole.
Ces données reflètent l’évolution observée de plusieurs indicateurs économiques au cours de cette période : la demande intérieure ralentit, les salaires réels se redressent légèrement, et la Banque du Canada maintient sa politique stable, laissant entrevoir un possible assouplissement à moyen terme.
Les données observées en janvier 2026 pourraient indiquer une tendance vers une stabilisation graduelle des prix au Québec, sous réserve de l’évolution du contexte économique.
Cet article a été rédigé avec la collaboration de Daniel Morin.


